|
L’amélioration de la gestion des urgences demeure l’une des priorités du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Pour répondre à cette priorité, le MSSS doit procéder à certaines interventions relativement aux services offerts ou disponibles en amont de l’unité d’urgence, aux services dispensés lors des séjours hospitaliers ainsi qu’aux services en aval d’un séjour hospitalier, notamment, les services de réadaptation.
Pour ce faire, en 2000, le MSSS publiait le Guide de gestion de l'urgence à l’intérieur duquel de nombreuses recommandations étaient formulées. Une mise à jour de ce guide était d’ailleurs rendue publique à l’automne 2006.
D’autre part, plusieurs mesures ont été mises en place afin d’améliorer l’accessibilité aux services médicaux de première ligne, aux plateaux techniques, aux consultations en médecine spécialisée et aux lits de courte durée dans les hôpitaux, lesquelles sont susceptibles d’influencer le fonctionnement et le recours à l’unité d’urgence.
En ciblant les priorités ci-après énoncées, le MSSS désire obtenir des connaissances probantes quant aux effets de ces mesures sur l’unité d’urgence, et ce, afin de soutenir la prise de décisions.
Facteurs liés à l’organisation et au fonctionnement en milieu hospitalier
-Quelle est l’influence des facteurs suivants sur le fonctionnement de l’unité d’urgence :
-la gestion des lits?
-la présence d’une équipe de gestion matinale?
-La gestion des lits par spécialité médicale doit-elle être privilégiée?
-L’une des recommandations formulées dans le Guide de gestion de l’urgence est d’établir les différentes étapes liées au processus d’admission d’un patient en centre hospitalier.
-Dans l’ensemble du processus d’admission, quelles sont les étapes qui peuvent générer le plus de délais?
-Quelles sont les pistes de solutions à privilégier pour réduire ces délais?
-Les modalités, actuelles et proposées, relatives au financement des établissements et à la rémunération des équipes médicales responsables de l’hospitalisation ont-elles une influence sur l’utilisation efficiente des lits?
-Les équipes interdisciplinaires
de gériatrie sont formées d’au moins un médecin et une infirmière
ayant une expertise dans les soins et les services gériatriques
auxquels peuvent se joindre un travailleur social, un physiothérapeute,
un ergothérapeute, un nutritionniste, un pharmacien et tout autre
professionnel susceptible de répondre aux besoins des patients.
Cette équipe agit à titre de consultant auprès du personnel de l’unité
d’urgence afin de répondre aux besoins des personnes âgées en perte
d’autonomie ou risquant de perdre leur autonomie.
-L’implication active des équipes interdisciplinaires de gériatrie a-t-elle une influence sur l’unité d’urgence, sur l’hôpital et sur le territoire de desserte?
Facteurs liés au profil de la clientèle
-Parmi les éléments
susceptibles d’entraîner une variation de l’utilisation de l’unité
d’urgence on retrouve le type de patients y ayant recours. En connaissant
davantage les types de patients fréquentant l’unité d’urgence et
le profil des hospitalisations, il est possible d’obtenir une meilleure
compréhension de la dynamique des unités d’urgence.
-Existe-t-il des
différences entre la clientèle âgée de 75 ans connue d’un CLSC
ou d’un GMF, par exemple, et celle ne l’étant pas, à l’égard de
:
-la fréquentation de l’unité d’urgence?
-l’utilisation des lits d’hospitalisation?
-Dans la mesure où il y a une prise en charge médicale de cette clientèle par la 1ère ligne, celle-ci a-t-elle un impact sur la fréquentation à l’urgence?
-Subséquemment à
une hospitalisation ou à une première visite à l’urgence,
certains patients ont recours à l’unité d’urgence de façon répétitive.
-Quels sont les principaux facteurs expliquant la répétition des visites à l’unité d’urgence?
Facteurs liés à l’organisation et au fonctionnement des
services en amont et en aval d’un séjour hospitalier ou d’une visite
à l’unité d’urgence
-Des moyens ont été mis en place afin de permettre aux médecins de première ligne d’avoir un meilleur accès à la médecine spécialisée ainsi qu’aux plateaux techniques.
-Ces moyens ont-ils
un effet sur les motifs de référence à l’unité d’urgence ainsi
que sur la fréquentation de celle-ci?
-Certaines alternatives à l’hospitalisation ont pour objectifs d’améliorer l’accessibilité aux lits de courte durée (lits de convalescence, soins à domicile, hébergement temporaire, lits de répit-dépannage).
-La présence de
ces alternatives a-t-elle une influence sur le recours à l’unité
d’urgence?
-La présence de
ces alternatives a-t-elle une influence sur les séjours les plus
longs (par exemple : les patients occupant des lits de courte
durée alors qu’ils reçoivent des soins de longue durée, les délais
d'attente associés à l'accès aux services de réadaptation ou à
la convalescence, les séjours liés aux soins palliatifs et les
séjours excédant ceux prescrits pour le traitement reçu)?
-La présence de
services généraux à l’intérieur des milieux de vie tels que les
centres de réadaptation, les établissements de soins de longue durée,
les centres de détention, les centres jeunesse, permet aux personnes
de demeurer dans leur milieu de vie, et ce, tant pour des soins
associés à la première ligne qu’en suivi à un séjour hospitalier.
-La disponibilité et l’accessibilité
des services généraux ont-elles une influence sur le nombre de
patients référés à l’unité d’urgence?
-L’état de santé de certaines personnes en perte d’autonomie ne nécessite pas un recours aux plateaux techniques ou au niveau de surveillance offert en milieu hospitalier. Le soutien à domicile permet à ces personnes d’avoir accès à une gamme de services dont l’intensité et la diversité sont toutefois essentielles au retour à domicile.
-Le rehaussement des services de soutien à domicile (SAD) a-t-il un effet sur la fréquentation des urgences par les personnes âgées?
Autres facteurs
-Dans le cadre du
mandat qui leur est confié, les CSSS doivent contribuer à l’intégration
et à la coordination de certaines activités des partenaires
locaux.
-L’intégration des hôpitaux dans les CSSS a-t-elle eu des répercussions sur le fonctionnement de l’unité d’urgence?
|