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Nouvelles de la communauté scientifique |
| CHUM | Centre hospitalier de l'Université de Montréal |
| CHUQ | Centre hospitalier universitaire de Québec |
| CHUS | Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke |
| CUSM | Centre universitaire de santé McGill |
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Nominations Sylvie Nadeau à la direction du Réseau de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec Sylvie Nadeau, ing., Ph. D., professeure au Département de génie mécanique de l'École de technologie supérieure (ETS), directrice de l'Équipe de recherche en sécurité du travail et en analyse des risques industriels (EREST-ETS) et codirectrice du Laboratoire d'intégration des technologies de production (LITP-ETS) a été élue en octobre 2006 à la direction du Réseau de recherche en santé et en sécurité du travail du Québec du FRSQ. Elle succède à Jean-Pierre Brun. Sylvie Nadeau est docteure en génie électrique, elle détient un baccalauréat en génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal (1992) et a été admise à l’Ordre des ingénieurs en 1994. Chercheuse-experte, ses travaux sont principalement liés à la prévention des lésions musculosquelettiques et à la gestion des risques de santé et de sécurité au travail. Parmi ses contributions, notons la conception d’un modèle pour l'évaluation du risque que représente une activité selon le critère de la stabilité posturale. Elle a également développé un outil d'analyse multifactorielle pour la prévention des lésions au dos. Enfin, elle a mis au point une nouvelle approche de prévention, l'approche partenariale, qui tient compte des asymétries d'information dans le travail autonome et polyvalent.
Vassilios Papadopoulos, directeur de l'Institut de recherche du CUSM Le 22 novembre dernier, le Dr Vassilios Papadopoulos a été nommé directeur de l'Institut de recherche du CUSM. Avant cette nomination, le Dr Papadopoulos était vice-président adjoint et directeur de la Biomedical Graduate Research Organization au Centre médical de l'Université de Georgetown, à Washington, DC. À ce titre, il a coordonné la recherche en sciences fondamentales et en services cliniques, renforcé les programmes de recherche, et amélioré les efforts de recherche clinique et translationnelle au sein de ce centre médical. Né en Grèce, le Dr Papadopoulos a obtenu un diplôme de pharmacie à l'Université d'Athènes et un doctorat en sciences de la santé et de la vie à l'Université Pierre et Marie Curie de Paris, en France. Il a poursuivi des recherches postdoctorales en France et en Australie avant de se joindre à l'Université de Georgetown, aux États-Unis. Le Dr Papadopoulos est l'auteur de plus de 200 publications de recherche et le titulaire de plus de 30 brevets scientifiques. Parmi les prix d'excellence en recherche qui ont marqué sa carrière, notons la Médaille d'or de la Ville d'Athènes, le prix Sandoz de l'Endocrine Society of Australia et le prix du Leadership biotechnologique de l'Université de Georgetown. Il est membre de l'Académie nationale de pharmacie de France.
Académie canadienne des sciences de la santé En septembre, au cours d’une cérémonie officielle à Ottawa, l’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS) a fait connaître les noms des chercheurs en santé qui se sont démarqués par leurs réalisations exceptionnelles. Les scientifiques du Québec qui ont été admis en 2006 sont : Renaldo Battista, M.D., Ph. D., Sylvain Chemtob, M.D., Ph. D., André-Pierre Contandriopoulos, Ph. D., Johanne Desrosiers, Ph. D., Jean-Claude Forest, M.D., Ph. D., Nicole Gallo-Payet, Ph. D., Harvey Guyda, M.D., Yves Joanette, Ph. D., James Percy Lund, Ph. D., Jean-Marie Moutquin, M.D., M. Sc., Stanley Nattel, M.D., Serge Rossignol, M.D., Ph. D., Guy Rouleau, M.D., Ph. D., Rima Rozen, Ph. D., Rafick-Pierre Sékaly, Ph. D., Jacques Simard, Ph. D. et Johanne Tremblay, Ph. D. La nomination à l’ACSS est l’une des plus hautes distinctions pour les membres de la communauté des sciences de la santé en milieu universitaire au Canada. Fondée en 2004, l’ACSS regroupe d’éminents experts canadiens en recherche en santé qui, à partir de leur compréhension des données probantes et de leur réflexion, fournissent des conseils au gouvernement canadien sur des questions émergentes liées à la santé.
Distinctions Ordre du Canada Sur une recommandation du Conseil de l'Ordre du Canada, la gouverneure générale a annoncé la nomination suivante. Membre En 1969, le Dr Daloze réussit la première greffe du foie à Montréal et lance ensuite le premier programme de transplantation de cet organe au Canada. En 1984, il accomplit avec succès la première greffe conjointe rein-pancréas et implante alors le programme canadien de transplantation conjointe rein-pancréas. Dans les années 1990, il participe à la création de la Société québécoise de transplantation et, en 1994, il fonde avec Mme Lina Cyr, greffée du foie, la Maison des greffés, destinée au suivi à long terme des patients. En 2005, le Dr Daloze a reçu de la Société canadienne de transplantation le prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière.
Prix du Québec Les Prix du Québec représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec pour rendre hommage à des artistes et à des scientifiques d’exception. Pour 2006, le prix Armand-Frappier (domaine de la création ou du développement d’établissements de recherche, ou administration et promotion de la recherche) a été remis à Fernand Labrie, M.D., Ph. D., le prix Wilder-Penfield (sciences biomédicales) à George Karpati, M.D., et le prix Lionel-Boulet (recherche et développement en milieu industriel) à Yvan Guindon, Ph. D. Fernand Labrie, Prix Armand-Frappier Outre ses qualités d'administrateur, le Dr Labrie est l'un des grands spécialistes mondiaux dans le domaine de l'endocrinologie moléculaire. Son équipe de recherche a réussi des percées uniques, qui profitent à des centaines de milliers de personnes atteintes d'un cancer ou considérées comme « à risque » partout au monde. Grâce aux découvertes et aux méthodes de traitement conçues et développées par ce chercheur et son équipe de l'Université Laval, le cancer de la prostate - le type de cancer le plus fréquent chez les hommes - peut maintenant être guéri dans la presque totalité des cas lorsqu'il est diagnostiqué tôt et traité immédiatement. Le Conseil des arts du Canada lui a accordé en 1998 le prestigieux prix Isaac-Walton-Killam en reconnaissance de sa contribution à l'avancement des sciences de la santé. Rappelons que le Dr Labrie, récipiendaire de nombreux autres prix et bourses, a été président du FRSQ de 1992 à 1995. George Karpati, Prix Wilder-Penfield Les travaux du Dr Karpati, considéré comme l’un des grands spécialistes au monde dans le domaine des troubles neuromusculaires, et particulièrement des dystrophies musculaires, ont permis de constater que la dystrophine, une protéine essentielle, manque chez les patients qui souffrent de la dystrophie musculaire de Duchenne - sa présence dans le muscle est indispensable à la contraction musculaire et son absence entraîne la déchirure des fibres musculaires au moment des contractions. Outre cette découverte majeure, le Dr Karpati a été le premier chercheur à établir que les nerfs moteurs du corps humain contrôlent les mécanismes chimiques des fibres musculaires. Grâce à ces avancées en neurologie, des milliers de patients aux prises avec ces maladies dévastatrices peuvent espérer voir un traitement mis en marché au cours des prochaines années. Yvan Guindon, Prix Lionel-Boulet Éminent chercheur, chimiste et administrateur de haut niveau, il a acquis une grande renommée grâce à ses recherches en chimie thérapeutique, qui sont à l'origine de plus de 45 brevets. Chef de file mondial dans le domaine des radicaux libres, il s'est également fait valoir par la mise au point de médicaments antiviraux, liés notamment au VIH et à l'herpès. Ses plus récents projets portent sur le design et la synthèse de ligands propres aux sélectines, qui pourront agir comme agents thérapeutiques dans le contrôle de l’inflammation ou du cancer. Yvan Guindon a occupé des postes de direction dans de grandes entreprises pharmaceutiques, notamment chez Merck Frosst Canada et Boehringer Ingelheim (Canada) ltée. De 1994 à 2004, il été chef de la direction et directeur scientifique de l’IRCM. Pour souligner la qualité de ses réalisations et sa contribution à l'avancement de la communauté scientifique, il a été élu à l’Institut de chimie du Canada (1988), puis à la Société royale du Canada (2000). En 2005, l’IRCM lui a décerné le prix Marcel-Piché et, la même année, il a été nommé membre de l'Ordre du Canada.
Médaillés de l'Association médicale canadienne Étienne Le Bel Chercheur émérite et professeur titulaire à l’Université de Sherbrooke pendant 27 ans, le Dr Le Bel a été, entre autres, vice-doyen de la recherche et des études supérieures et, à la fois, fondateur et directeur scientifique du Centre de recherche clinique du CHUS, qui porte maintenant son nom. Membre de nombreuses associations professionnelles, Étienne Le Bel a été président de la Fédération mondiale de médecine et de biologie nucléaire. Christiane Ayotte Mme Ayotte est reconnue sur la scène internationale pour son engagement dans la lutte contre l’utilisation de drogues dans les sports. Docteure en chimie organique, elle se consacre principalement au dépistage des stéroïdes anabolisants androgéniques chez les athlètes. En plus d’être membre de plusieurs comités internationaux, elle est, entre autres, conseillère scientifique de la Commission antidopage de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme.
Le prix Jacob's Ladder international à Éric A. Shoubridge Éric A. Shoubridge, Ph. D., professeur au Département de neurologie et neurochirurgie et au Département de génétique humaine de l’Université McGill, titulaire d’une chaire James McGill sur les maladies génétiques et éminent chercheur rattaché au Laboratoire des maladies neuromusculaires de l’Institut et Hôpital neurologique de Montréal (CUSM), a reçu le prestigieux prix Jacob's Ladder international 2006 en neurogénétique de la Fondation Jacob's Ladder, un organisme canadien voué au contrôle des maladies neurodégénératives. Les travaux d’Éric Shoubridge ont permis l’identification des défauts génétiques des gènes mitochondriaux. Ses recherches sur la transmission des mitochondries de génération en génération ont permis, quant à elles, de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent certaines maladies mitochondriales et de mettre au point des outils diagnostiques importants, utiles au conseil génétique et au traitement. Éric Shoubridge espère ainsi développer des traitements pour les maladies mitochondriales les moins graves, celles qui se manifestent à l'adolescence ou à l'âge adulte. Dans certains cas, le Dr Shoubridge peut déjà offrir un test prénatal aux couples qui ont donné naissance à un enfant porteur de maladies neurodégénératives.
La bourse Barbara-Turnbull à Pierre Drapeau Pierre Drapeau, Ph. D., directeur du Département de pathologie et de biologie cellulaire à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et chercheur rattaché au Groupe de recherche sur le système nerveux central, a reçu de la Fondation Barbara Turnbull pour la recherche sur la moelle épinière, de la Fondation NeuroScience Canada et de l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies (INSMT) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), la bourse Barbara-Turnbull, d'une valeur de 50 000 $, pour ses travaux sur la moelle épinière. Les recherches de Pierre Drapeau portent sur le développement de la moelle épinière dans les embryons de poissons zébrés, un des meilleurs modèles du développement et de la génétique des vertébrés. Il a trouvé une manière de remplacer efficacement les gènes du poisson zébré par des gènes humains. Cette manipulation lui permet de vérifier, dans un modèle animal, l'effet de mutations génétiques humaines dont on sait qu'elles entraînent des maladies de la moelle épinière et du cerveau. Il a récemment découvert que les signaux entre cellules nerveuses étaient importants non seulement dans la moelle épinière arrivée à maturité, mais aussi dès les premiers stades de développement, pour la croissance de cellules nerveuses spécialisées et leur bon assemblage dans la moelle épinière.
Prix du chercheur de carrière à Éric Fombonne Le Dr Éric Fombonne, M.D., professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université McGill, directeur du Département de psychiatrie de l’Hôpital de Montréal pour enfants (CUSM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pédopsychiatrie, a reçu le prix d’excellence 2006 du chercheur de carrière de la Fondation de la recherche sur les maladies infantiles. Cet honneur souligne sa contribution majeure au domaine de la recherche en santé pédiatrique. Les récents travaux du Dr Fombonne portent sur le lien présumé entre la vaccination et l’autisme. Ils ont clairement établi que la présence de thimerosal dans certains vaccins et la vaccination rougeole-oreillons-rubéole (ROR) n’avaient aucun lien avec l’augmentation documentée des troubles envahissants du développement (TED) au cours des dernières décennies. De plus, le Dr Fombonne a joué un rôle clé dans la création de la clinique du spectre de l’autisme à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Il a, d’une part, mis sur pied un programme pour améliorer les moyens de diagnostic et d’évaluation et, d’autre part, a développé des outils, notamment génétiques, pour la détection précoce de l’autisme et la compréhension de son étiologie.
Lyne Mongeau, scientifique de l'année 2006 En janvier, l'équipe de l'émission Les années lumière de Radio-Canada a décerné à Lyne Mongeau, Ph. D., coordonnatrice professionnelle à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et diététiste-nutritionniste, le titre de « scientifique de l’année » pour son expertise, son implication et ses recherches sur les problèmes liés à l'obésité, qui ont permis de mieux comprendre le phénomène et d'en faire un dossier de santé publique prioritaire. Spécialiste de santé publique, Lyne Mongeau s'intéresse à la problématique du poids depuis 25 ans. En 1982, elle est coconceptrice de « Choisir de maigrir? », un programme qui favorise des décisions éclairées en ce qui a trait aux problèmes de poids. De 1995 à 2001, elle coordonne l'expérimentation du programme « Bien dans sa tête, bien dans sa peau » visant à faire la promotion d'une image corporelle saine chez les jeunes du secondaire. Membre fondatrice du collectif Action alternative en obésité dans les années 90 (aujourd'hui : Équilibre, groupe d'action sur le poids), elle rejoint en 1994 le conseil d'administration de l'Association pour la santé publique du Québec, où elle s'occupe des dossiers sur le poids. Sa formation universitaire et scientifique en santé publique de même que son travail d'intervention auprès des personnes aux prises avec un problème de poids l'ont amenée à jouer un rôle actif dans l’établissement des plans, programmes et politiques visant à endiguer les problèmes de ce type au sein des nations. À ce titre, avec de nombreux partenaires, elle a contribué au développement du Plan d'action gouvernemental de promotion de saines habitudes de vie et de prévention des problèmes liés au poids pour 2006-2012. Auteure, conférencière, vulgarisatrice, elle participe régulièrement à des reportages et émissions de la radio et de la télévision.
Radiologistes honorés En décembre, la Société canadienne-française de radiologie (SCFR) a remis ses prix annuels. Le prix Albert-Jutras, dédié à un radiologiste d’expérience qui a su concilier enseignement, travail en clinique et recherche et ce, tout au long de sa carrière, est allé à la Dre Éléonore Paquet, M.D., professeure agrégée de clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et clinicienne rattachée à l’Institut de cardiologie de Montréal. Pionnière en imagerie médicale cardiaque, elle est aussi l’une des grandes responsables de l'implantation de la nouvelle technique d'imagerie par résonance magnétique appliquée aux maladies du cœur. Le prix Bernadette-Nogrady, qui souligne la contribution d’un radiologiste de moins de 11 ans de carrière dans son milieu de travail par ses recherches, son enseignement et les soins apportés aux patients a été remis au Dr Carl Chartrand-Lefebvre, M.D., professeur agrégé de clinique au Département de radiologie, oncologie et médecine nucléaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, chercheur-clinicien associé en imagerie cardiothoracique au CHUM et membre associé à l’Institut de cardiologie de Montréal. Le prix Personnalité ARQ-SCFR honore un radiologiste qui, au cours de l’année, a su se démarquer dans son milieu par des réalisations significatives. Il a été remis à la Dre Louise Samson, M.D., professeure titulaire au Département de radiologie, oncologie et médecine nucléaire de l’Université de Montréal, radiologiste thoracique à l’Hôtel-Dieu de Montréal (CHUM) et, depuis peu, 39e présidente du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Pour ces nombreux honneurs, La Presse et la Société Radio-Canada l’ont nommée « personnalité de la semaine » (10 décembre 2006) alors que l’Université de Sherbrooke, où elle a fait ses études, l’a nommée « ambassadrice 2006 ».
12e Gala de rayonnement de l’Université de Sherbrooke Chaque année, en novembre, le Réseau de l’Université de Sherbrooke organise une soirée pour rendre hommage à d'illustres étudiants qui ont contribué au rayonnement et au développement de leur alma mater par leurs réalisations. Du domaine de la santé et dans la catégorie des ambassadrices et ambassadeurs 2006, ces personnalités sont : Francine Décary, M.D., Ph. D., présidente et chef de la direction d’Héma-Québec et membre du conseil d’administration du FRSQ; Louise Proulx, Ph. D., vice-présidente au développement de produits pour le compte de Topigen Pharmaceutiques inc.; Louise Samson, M.D., professeure titulaire au Département de radiologie, oncologie et médecine nucléaire de l’Université de Montréal, radiologiste thoracique à l’Hôtel-Dieu de Montréal (CHUM) et présidente du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Dans la catégorie des bâtisseurs, on a nommé Étienne Le Bel, professeur retraité et chercheur émérite. Enfin, le prix Reconnaissance du Réseau est allé à Claude Déry, Ph. D., professeur titulaire au Département de biologie de l’Université de Sherbrooke.
Prix d'excellence en recherche infirmière à Hélène Lefebvre Hélène Lefebvre, Ph. D., professeure adjointe à la Faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal, infirmière clinicienne et chercheuse régulière rattachée au Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR - Centre de réadaptation Lucie-Bruneau) a reçu de l'Association canadienne des écoles de sciences infirmières (ACESI) le prix 2006 d'excellence en recherche infirmière. Les travaux d'Hélène Lefebvre contribuent à l’avancement des connaissances théoriques et à leur application dans les services de soins de santé, la formation des étudiants et la recherche. Ils visent principalement les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral, leur famille et les professionnels de la santé travaillant avec elles. Dans un contexte multidisciplinaire, ils favorisent l’établissement d’un partenariat étroit entre le milieu médical et celui de l’éducation, et ce, dans une perspective du développement humain qui repose sur une vision holistique, écologique et systémique de l’ajustement et de la transformation psychologiques des acteurs jouant un rôle clé dans une situation complexe sur le plan de la santé. Ces recherches intègrent l’exercice de la profession d’infirmière clinicienne et favorisent des soins axés à la fois sur le patient et sur sa famille. Auteure, conférencière et boursière, Hélène Lefebvre est une chef de file reconnue tant ici qu’ailleurs dans le monde.
Les découvertes de 2006 selon Québec Science Des dix découvertes retenues par le jury de Québec Science cette année, quatre sont du domaine de la santé. Elles touchent la fièvre noire, la génétique des maladies infectieuses et inflammatoires, la maladie d’Alzheimer et le VIH. Soulignons que tous les chercheurs à l’origine de ces découvertes travaillent dans des centres soutenus par le FRSQ. Les lauréats sont : John D. Rioux, Ph. D., professeur agrégé à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, directeur du Laboratoire de génétique et médecine génomique en inflammation du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal, pour la conception d’une carte d’une région du génome associée à l’immunité, carte ouvrant la voie à des traitements plus ciblés contre certaines maladies infectieuses et inflammatoires. Serge Rivest, Ph. D., professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheur en neuro-immunologie rattaché au Centre de recherche du CHUQ (CHUL), pour la mise au point d’un remède potentiel contre la maladie d’Alzheimer faisant appel aux cellules souches de la moelle osseuse qui se différencient en cellules microgliales une fois dans le cerveau. Rafick-Pierre Sékaly, Ph.D., professeur titulaire à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, directeur scientifique du Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies (CANVAC), directeur scientifique de l'Unité 743 en immunologie humaine de l'Inserm et directeur du Laboratoire d'immunologie du Centre de recherche du CHUM, et Lydie Trautmann, Ph. D., stagiaire postdoctorale au Département de microbiologie et immunologie, centre de recherche, Hôpital Saint-Luc (CHUM), pour la découverte du mécanisme dysfonctionnel d’interruption du système immunitaire visant à redonner un système immunitaire aux séropositifs. Chaque année, pour le compte du magazine Québec Science, un jury sélectionne dix découvertes marquantes parmi celles réalisées dans les universités et les institutions scientifiques du Québec, entre novembre et octobre. Avant d’être retenues, ces découvertes doivent avoir fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique de référence.
Pavel Hamet, Grand Montréalais En octobre dernier, l’Académie des Grands Montréalais de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a rendu hommage au Dr Pavel Hamet, M.D., Ph. D., chef du Service de médecine génique du CHUM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique prédictive, en le nommant Grand Montréalais 2006. Ce faisant, l’Académie reconnaît son apport au rayonnement national et international de Montréal. Lauréat du prix Wilder-Penfield en 2001, le Dr Hamet, dont la contribution à l’avancement de la génétique et de la médecine préventive est reconnue à l’échelle internationale, s’est particulièrement illustré par ses travaux de recherche sur l’hypertension. Jusqu’à tout récemment, il agissait à titre de directeur scientifique du Centre de recherche du CHUM.
La Presse et Radio-Canada honorent des personnalités du domaine de la santé Jacques P. Tremblay, Ph. D., professeur au Département d’anatomie et de physiologie de la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheur rattaché à l’Unité de génétique du Centre de recherche du CHUQ, a reçu conjointement du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et de la Société canadienne de recherches cliniques la bourse Henry-Friesen, qui souligne sa contribution majeure à la recherche biomédicale au Canada. Ses travaux ont trait principalement au développement et à la mise au point de traitements novateurs de la dystrophie musculaire de Duchenne en faisant appel, notamment, à la transplantation de myoblastes sains et à la thérapie génique. Ces recherches positionnent bien le Québec sur la scène internationale. Pour toutes ces raisons et afin de souligner sa détermination et sa patience, Jacques P. Tremblay a été nommé « personnalité de la semaine » (22 octobre 2006). La dystrophie musculaire de Duchenne, une atteinte dégénérative génétique, frappe un enfant mâle sur 3 500 au Canada. À plus ou moins brève échéance, ces enfants sont cloués au fauteuil roulant, puis au respirateur, puis... Jacques P. Tremblay et la vingtaine de collaborateurs de son laboratoire cherchent de nouveaux traitements pour cette maladie. Après avoir complété l’an passé un premier essai clinique démontrant que la greffe de myoblastes normaux rétablissait l’expression de dystrophine dans les fibres musculaires des patients Duchenne, cette équipe conduit présentement un deuxième essai pour vérifier si ce traitement a pour effet d’augmenter la force d’un muscle. Nadia Dubé, Sofi Julien et Michel L. Tremblay ont été nommés collectivement « personnalité de la semaine » le 4 février 2007. C’est la publication des résultats de leurs travaux dans le domaine du cancer du sein et l’ampleur de leur découverte qui leur vaut cet honneur. L’équipe de chercheurs a montré en laboratoire qu’en stoppant l’activité d’un gène précis et de son enzyme, la PTBIB, chez des souris prédisposées au cancer du sein, qu’il était possible de retarder significativement non seulement le développement des tumeurs – dans certains cas, les tumeurs ne sont jamais apparues – mais aussi d’empêcher que le cancer ne se propage aux poumons. Cette compréhension accrue du rôle de cette enzyme – active aussi dans le diabète de type II et dans l’obésité - ouvre une voie thérapeutique novatrice à cette atteinte qui touche des milliers de Canadiennes chaque année (22 000 cas en 2006), et qui serait un facteur déterminant dans deux cas de cancer du sein sur cinq! Ces travaux ont été effectués au Centre de recherche sur le cancer de l’Université McGill, un groupe soutenu par le FRSQ, dirigé par Michel L. Tremblay, Ph. D., professeur titulaire au Département de biochimie et au Département d’oncologie de l’Université McGill, chercheur national et membre du C.A. du FRSQ. Quant à Sofi Julien, Ph. D., elle agit à titre d’adjointe au directeur du centre de recherche en plus d’être chercheuse post-doctorale en biochimie tout comme sa collègue, Nadia Dubé, Ph. D.
Une mention d’excellence à Johanne Desrosiers Johanne Desrosiers, Ph. D., professeure titulaire et directrice du Département de réadaptation à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, et chercheuse rattachée au Centre de recherche sur le vieillissement (CSSS - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke), un centre soutenu par le FRSQ, a reçu la mention d’excellence de l’Ordre des ergothérapeutes du Québec (OEQ). Ce faisant, l’OEQ reconnaît la contribution majeure de la chercheuse à l’évolution des compétences en ergothérapie et son implication en recherche clinique. Ergothérapeute depuis plus de 25 ans, Johanne Desrosiers a développé une expertise en gérontologie dès son entrée sur le marché du travail dans le milieu clinique. Depuis, elle effectue de nombreux travaux sur le processus de réadaptation des personnes qui ont subi un accident vasculaire cérébral (AVC), d’une part, et sur la participation sociale des aînés en santé, mais présentant des incapacités, d’autre part. Ces recherches visent, entre autres, à évaluer les besoins en services de réadaptation post-AVC, à comprendre le processus d'adaptation à la suite de cette atteinte et à favoriser une réadaptation aux loisirs post-AVC. Il est à noter que, jusqu'en mars 2006, elle agissait à titre de directrice adjointe à la recherche clinique au CDRV. Enfin, mentionnons que Johanne Desrosiers est chercheure boursière des Instituts de recherche en santé du Canada et qu’elle siège régulièrement à des comités de pairs d’organismes de recherche.
Centres de recherche Centre de recherche clinique et évaluative en oncologie Un important investissement de plus de 40 millions de dollars permet la création du Centre de recherche clinique et évaluative en oncologie (CRCEO) à proximité de l'Hôtel-Dieu de Québec. Le financement de ce projet a été assuré par le gouvernement du Québec (22 millions), la Fondation canadienne pour l'innovation (6 millions), la Fondation du CHUQ (4 millions), la Ville de Québec (1 million), l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale nationale (0,5 million), Hydro-Québec (0,2 million) et l'Université Laval (0,2 million). Le nouvel édifice de cinq étages couvre une superficie de 11 400 m2. Il comprend des cliniques et des laboratoires modernes, des salles de thérapies avancées ainsi que des modules d'enseignement et de formation en recherche clinique. Le CRCEO regroupe une cinquantaine d’oncologues, douze pathologistes des trois hôpitaux du CHUQ (CHUL, Hôpital Saint-François d'Assise et L’Hôtel-Dieu de Québec) et une partie des chercheurs du Centre de recherche en cancérologie de l’Université Laval. Le nouveau centre permet l’interface entre le social, le médical et le scientifique, et favorise la recherche clinique, fondamentale, évaluative. Cette synergie entre la recherche et les soins améliorera grandement les traitements et profitera directement aux patients.
Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie Un soutien financier conjoint de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), du gouvernement du Québec, de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, de l’École de technologie supérieure (ETS) et des entreprises MTS Systems Corporation, Expr@com technologies, Delsys et Norton Digital permet la création d’un laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie qui sera rattaché au Centre de recherche de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal (LIO-HSCM). La mission de cette infrastructure de recherche sera d’améliorer la compréhension qu’ont les chirurgiens et ingénieurs du comportement des articulations du corps humain ainsi que des stratégies mises en place afin de prévenir et traiter les troubles qui affectent le squelette, les articulations, les muscles et les tendons. Plusieurs projets de recherche ont été lancés, notamment pour trouver des façons d’améliorer les chirurgies au genou et de diminuer les séquelles permanentes - un problème qui touche de nombreux sportifs professionnels. D'autres travaux permettront de perfectionner et de développer des techniques chirurgicales, et de concevoir de l’instrumentation chirurgicale et des orthèses et prothèses pour la hanche, l’épaule et la colonne vertébrale. Ce laboratoire permettra également aux étudiants à la maîtrise et au doctorat de mener des recherches en imagerie médicale et en biomécanique. C’est Yvan Petit, ing., Ph. D., professeur au Département de génie mécanique à l’ETS, qui dirigera ce laboratoire. Ses travaux portent, entre autres, sur le développement et la validation de modèles biomécaniques, la conception assistée par ordinateur d'orthèses et de prothèses, l’évaluation des propriétés mécaniques des os et des articulations.
Un centre de recherche sur le trauma à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine En novembre dernier, l'Hôpital Louis-H. Lafontaine a procédé à l’inauguration du Centre d'étude sur le trauma (CET), qui sera codirigé par Stéphane Guay, Ph. D., professeur au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal, psychologue et chercheur rattaché au Centre de recherche Fernand-Seguin, et André Marchand, Ph. D., professeur au Département de psychologie de la Faculté des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le CET se veut un milieu unique de recherche, de clinique et d'enseignement multidisciplinaires sur le trauma qui regroupe des chercheurs en psychologie, psychiatrie, neurobiologie, sciences cognitives, santé et sécurité au travail. Les travaux visent principalement à comprendre et à évaluer l’état de stress post-traumatique (ESPT) – un trouble de santé mentale grave et persistant – en vue de le dépister, de le traiter et d’apporter un soutien adapté aux personnes qui en souffrent (et à leurs proches), notamment les policiers en devoir, les militaires qui sont de retour de mission, les accidentés de la route, les victimes de viol, d’agressions, etc. Le CET a établi des collaborations avec la Société d’assurance automobile du Québec, la Commission de la santé et de la sécurité du travail, la Direction de l’indemnisation des victimes d’actes criminels, la Défense nationale, le Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, certains centres jeunesse, l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail.
Chaires Chaire de nutrition et de santé à l’Université Laval Une contribution de plus de deux millions de dollars de l’entreprise A. Lassonde de Rougemont, une filiale des Industries Lassonde Inc., permet la création de la chaire de nutrition et de santé Lassonde, qui sera rattachée à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation (FSAA) de l’Université Laval. Cette chaire aura pour but de promouvoir, de développer et de soutenir financièrement la recherche et l’enseignement universitaires en lien avec les jus de fruits, dans un contexte d’aliments fonctionnels et de valeur ajoutée pour la santé. La FSAA est l’une des plus importantes facultés au pays en matière de recherche. En effet, le nombre de mandats de recherche réalisés en partenariat avec les organismes et les entreprises du milieu agroalimentaire la place en tête des facultés des sciences de l’agriculture et de l’alimentation au Canada. Avec ses professeurs reconnus aux niveaux national et international, ses 20 centres, chaires et groupes de recherche ainsi que l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), la FSAA demeure à l’avant-garde dans son champ du savoir. Chaires du Canada En décembre 2006, 121 nouvelles Chaires de recherche du Canada ont été octroyées par la ministre responsable de ce programme. Parmi ces chaires, 19 ont été attribuées à des chercheurs du Québec, dont 12 liées au domaine de la santé. Rappelons que dans le budget fédéral de 2000, on avait alloué 900 millions pour aider les universités canadiennes à attirer et à conserver les meilleurs chercheurs, et à atteindre ainsi l’excellence dans les domaines de la santé, des sciences naturelles, de la technologie et des sciences sociales. Le programme prévoit l’établissement de 2 000 chaires de recherche d’ici 2008. À ce jour, on en a octroyé 1 810. Il existe deux types de chaires : des chaires renouvelables après sept ans (niveau 1), qui sont attribuées à des chercheurs et chercheuses d’expérience reconnus par leurs pairs comme des chefs de file mondiaux dans leur domaine, et des chaires d’une durée de cinq ans (niveau 2), renouvelables une fois et attribuées à des chercheurs et chercheuses que leurs pairs jugent susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine.
CHAIRES DE RECHERCHE DU CANADA ATTRIBUÉES À DES CHERCHEURS DU QUÉBEC DONT LES TRAVAUX SONT LIÉS AU DOMAINE DE LA SANTÉ
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FRSQ - Recherche en santé, no 38 - Mars 2007