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La recherche au Québec : un aperçu |
Reconnu comme un important pôle de recherche scientifique internationale, le Québec offre un environnement exceptionnel pour le développement de la recherche dans le domaine de la santé, tant dans le secteur public que privé. Dans le secteur public, des centaines d'équipes de recherche travaillent dans les universités et dans les hôpitaux. Le Québec compte notamment quatre facultés de médecine (Université McGill, Université de Montréal, Université Laval et Université de Sherbrooke), des groupes de recherche, des centres de recherche ainsi que des réseaux thématiques qui offrent une occasion unique aux chercheurs à travers le Québec de collaborer dans des domaines ciblés (cancer, vieillissement, génétique, réadaptation, etc.). Du côté de l'industrie, une vingtaine de multinationales pharmaceutiques ont établi leur siège social canadien à Montréal. Le Québec est l’un des rares endroits au monde où une entreprise pharmaceutique peut réaliser toutes les étapes de développement d'un médicament, qu'il s'agisse de recherche fondamentale ou clinique, de fabrication ou de mise en marché. Le FRQS est l'organisme subventionnaire public québécois responsable de planifier le développement du secteur de la recherche en santé. Au service des étudiants, des chercheurs et des regroupements de recherche, le Fonds travaille en étroite concertation avec ses partenaires publics, privés et caritatifs, qu'ils soient québécois, canadiens ou internationaux. Une mission englobante -en planifiant, coordonnant et soutenant le développement de l'ensemble des secteurs de la recherche publique en santé humaine et en mobilisant les principaux acteurs concernés : -en favorisant l’émergence de partenariats de recherche avec le secteur public, l’industrie et le milieu caritatif; -en maximisant les retombées de la recherche sur la santé des citoyens, sur le débveloppement économique et sur le rayonnement du Québec, au Canada et au niveau international. Des citoyens en meilleure santé, voilà l'objectif ultime du système de recherche en santé au Québec. Animé par une étroite synergie entre tous les acteurs concernés, ce système vise les retombées suivantes : -des découvertes et innovations nombreuses et prometteuses -des professionnels de la santé mieux formés et informés -des soins et des services de santé plus efficients -des décideurs et des administrateurs mieux outillés -des entreprises de biotechnologie et de biopharmaceutique plus compétitives -un Québec fort et actif sur la scène internationale Interactions entre les clientèles et les partenaires du FRQS, et leurs retombées ![]() |
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La recherche publique |
| Contexte | |
| Quelques dates marquantes | |
| Le FRQS : un organisme au service de la recherche en santé | |
| La place du Québec au Canada | |
Contexte
Jusqu'au milieu des années 1960, il n’existait pas encore, ni au Canada ni au Québec, de soutien organisé de la recherche en santé. À cette époque, les chercheurs allaient dans les hôpitaux afin de se rapprocher de leurs thématiques d'étude et de leurs patients. Comme la structure hospitalière ne prévoyait pas de postes budgétaires pour les payer, pour équiper les laboratoires et pour fournir du matériel aux bibliothèques, on créa en 1964 le Conseil de recherches médicales du Québec (CRMQ) – qui allait devenir le Fonds de recherche du Québec - Santé (FRQS) – afin de pallier cette situation. C'est dans ce contexte général que, depuis près de 50 ans, des initiatives gouvernementales (provinciale et fédérale), paragouvernementales et privées ont été mises de l’avant au Québec pour rattraper les autres pays en matière de recherche. La recherche publique, qui était antérieurement le fait d'individus isolés ou de groupes restreints, s'est peu à peu transformée pour devenir l'affaire de centres, puis de réseaux nationaux et internationaux acquérant, du coup, une dimension multisectorielle et interdisciplinaire. |
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Quelques dates marquantes
1964 |
-Création du Conseil de recherches médicales et du ministère de l’Éducation du Québec |
1966 |
-Création du Conseil des sciences du Canada |
1969 |
-Création
du Conseil de recherches médicales du Canada (CRM) |
1974 |
-Le Conseil de recherches médicales devient le Conseil de la recherche en santé du Québec |
1977 |
-Création du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) |
1979 |
-Création du Conseil québécois de la recherche sociale (CQRS), qui deviendra par la suite le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC) |
1981 |
-Le Conseil de la recherche en santé du Québec devient le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) |
1983 |
-Projet de loi 19, la Loi favorisant le développement scientifique et technologique du Québec |
1988 |
-Mise sur pied des Réseaux nationaux de centres d’excellence (Canada) |
1997 |
-Création de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) |
1999 |
-Création du ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie (Québec) |
2000 |
-Démarrage des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) |
2001 |
-Dépôt par le ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MRST) de la Politique québécoise de la science et de l’innovation – Savoir changer le monde |
2005 |
-Le FRSQ et les deux autres Fonds de recherche du Québec relèvent du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE) |
2006 |
-Lancement de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation - Un Québec innovant et prospère (SQRI) par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l'Exportation (MDEIE) |
2010 |
-Lancement de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation 2010-2013 par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) |
2011 |
-Adoption du projet de loi 130 |
| Source : Le Conseil de la science et de la technologie, 30 ans d’histoire | |
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Le FRQS : un organisme au service de la recherche en santé |
Depuis près de 50 ans, le FRQS planifie, développe et anime le milieu dynamique de la recherche publique en santé au Québec. Premier organisme du genre au Canada, il est au cœur d'un important réseau d'infrastructures de recherche – un modèle efficace repris ailleurs au Canada et dans le monde lui permettant : -d'appuyer les chercheurs et les étudiants les plus performants; -de valoriser l’excellence scientifique, clinique et éthique; -d'encourager le transfert des connaissances ainsi que la valorisation et la diffusion du savoir; -de favoriser la synergie de même que le partenariat national et international. Le FRQS soutient 18 centres, 9 groupes et 18 réseaux thématiques. Ce vaste ensemble réunit près de 3 000 chercheurs et 6 000 étudiants aux cycles supérieurs et aux études postdoctorales. Les centres de recherche du FRQS sont situés dans les établissements de santé à vocation universitaire (centres hospitaliers universitaires, instituts universitaires et centres affiliés universitaires) et chacun d'eux regroupe une masse critique de chercheurs. Ceci permet aux établissements de santé de réaliser leurs missions de recherche et d'enseignement exigées pour une reconnaissance universitaire. La programmation de chaque centre de recherche s'harmonise avec les secteurs d’excellence de soins et de formation de son établissement de santé hôte. Le FRQS veille à la complémentarité des programmations entre établissements. Les centres de recherche constituent le lieu privilégié de transfert des connaissances en bonnes pratiques de soins et de services. Les groupes de recherche du FRQS sont situés en milieu universitaire et regroupent un nombre plus limité de chercheurs qui travaillent ensemble sur un thème d’intérêt commun. Les réseaux de recherche du FRQS, quant à eux, relient de manière virtuelle autour d'une thématique de santé donnée des chercheurs issus pour la plupart d’un centre ou d'un groupe du FRQS. Les membres des réseaux peuvent également provenir d'autres milieux non financés par le FRQS tels que des centres locaux de services communautaires (CLSC), des régies régionales ou des entreprises du secteur privé. En réunissant les experts québécois sur une thématique donnée, les réseaux constituent un outil privilégié pour l’établissement de liens de recherche nationaux et internationaux. Le FRQS considère que l'accès des chercheurs à un environnement doté d'une infrastructure humaine et technologique adéquate est un facteur important dans le maintien de leur compétitivité. C'est pourquoi il investit, selon une stratégie à effet de levier, près de la moitié de ses ressources financières dans le soutien de ces trois programmes.
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La place du Québec au Canada
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Le Québec affiche une excellente performance dans le domaine de la recherche en santé. Alors qu'il ne compte que 23 % de la population canadienne, il recueille en moyenne 30 % du financement provenant des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le principal organisme subventionnaire de la recherche en santé du Canada. |
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La recherche privée |
Contexte
Le Québec est un emplacement stratégique pour la recherche privée dans le domaine de la santé. En priorisant la R-D, les allègements fiscaux, la formation de la main-d'œuvre, les coûts d'exploitation concurrentiels et à une vision fondée sur l’économie du savoir, il s'est bâti une réputation internationale. Il a su aussi, en ciblant certains secteurs clés et par la synergie des moyens employés, développer des créneaux majeurs. Avec l'aérospatiale et les technologies de l'information, l'industrie pharmaceutique et des biotechnologies constitue l'un des trois grands pôles économiques du Québec. Le Québec est l'un des rares endroits au monde où une entreprise pharmaceutique peut réaliser toutes les étapes de développement d'un médicament, qu'il s’agisse de recherche fondamentale ou clinique, de fabrication ou de mise en marché. |
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Quelques chiffres
-Le Québec regroupe 420 entreprises des sciences de la vie. -Les 10 plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde exercent des activités au Québec. -Une vingtaine de multinationales pharmaceutiques ont établi leur siège social canadien à Montréal. -Montréal se classe sixième en Amérique pour la densité d'emplois dans le secteur pharmaceutique et huitième pour le nombre d'emplois. -Les entreprises peuvent compter sur un bassin exceptionnel de compétences de 32 000 personnes ainsi que sur un réseau public de recherche en santé qui mobilise plus de 10 500 chercheurs. Sources : Site Web d’Investissement Québec, octobre 2010 |
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Expertise québécoise et domaines de recherche |
Le Québec affiche une performance remarquable dans quatre domaines de recherche prioritaires pour la santé des Québécois, soient : -le vieillissement -les neurosciences et la santé mentale -le cancer -les maladies cardiovasculaires et métaboliques À preuve, les chercheurs du Québec recueillent dans ces domaines une part appréciable des fonds fédéraux attribués dans le cadre des concours des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) (voir le tableau ci-dessous). Depuis cinq ans, le Québec recueille en moyenne 30 % du financement des IRSC (tous domaines confondus) alors qu’il compte seulement 23 % de la population canadienne.
Parts du Québec dans le financement alloué par les IRSC (2009-2010)
Source : IRSC, mars 2010
La bonne performance du Québec dans ces domaines prioritaires se reflète également dans sa production scientifique. Dans le graphique suivant, où la taille des cercles représente le nombre de publications, on observe que la communauté des chercheurs québécois (cercles bleus) affiche, dans la majorité des domaines, un degré de spécialisation supérieur à la moyenne mondiale (flèche grise verticale) et à celui du reste du Canada (cercles gris). De plus, la qualité des travaux issus du Québec (mesurée par la moyenne des citations relatives ou MCR) dépasse le niveau d’excellence mondial (flèche grise horizontale) et la performance canadienne. ![]()
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Percées scientifiques et retombées |
Un aperçu historique
Le dynamisme des chercheurs québécois dans le domaine de la santé n'est plus à démontrer. Au fil des ans, ils ont fait des découvertes importantes qui ont eu des retombées concrètes sur la santé de la population, tant québécoise que mondiale. Les années 30 Des années 50 aux années 80 En 1961, à l'Université de Montréal, André Barbeau parvient à relier la déficience en dopamine (substance retrouvée dans le cerveau) à la maladie de Parkinson. L'application de cette nouvelle connaissance permettra la mise au point d’un premier médicament, à partir de la DOPA, précurseur naturel de la dopamine dans le cerveau. De plus, il découvre l'un des facteurs causant les ataxies (soit la déficience biochimique en acide glutamine) et caractérise une vingtaine de formes de la maladie. André Roch Lecours, quant à lui, fonde en 1972 à l'Hôtel-Dieu de Montréal un groupe de recherche qui deviendra un pôle d'excellence de la recherche interdisciplinaire sur le langage et le cerveau. Certains traitements ou procédés visant à améliorer la santé en vigueur aujourd’hui découlent de découvertes réalisées dans les années 60, 70 et 80. Par exemple, c'est en 1969 que le Québec commence à enrichir le lait de vitamine D, sur la base d'une recherche du Dr Charles Scriver, de l'Université McGill; l’incidence du rachitisme passe alors de 1 pour 200 nouveau-nés à 1 pour 20 000. En 1972, le Dr Jean-H. Dussault, de l'Université Laval, met au point un test de dépistage de l'hypothyroïdie congénitale utilisé aujourd'hui dans le monde entier; en 2000, on estimait que 150 millions de nouveau-nés y avaient été soumis. En 1989, Bernard Belleau met au point le 3TC (ou lamivudine), une molécule antisida maintenant utilisée en combinaison avec d'autres médicaments. Les 30 dernières années Depuis sa création, en 1964, le FRQS est associé de près ou de loin à la plupart de ces découvertes puisqu’il soutient les centres, les groupes et les réseaux de recherche dans lesquels travaillent la majorité des chercheurs du domaine de la santé, et qu’il attribue chaque année notamment des bourses à quelque 400 chercheurs-boursiers et 500 étudiants aux cycles supérieurs, tout en finançant plus de 200 projets de recherche. |
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Des découvertes québécoises récentes
Les découvertes issues des laboratoires de recherche québécois font régulièrement l'objet d'articles et de reportages dans les médias. Les centres de recherche et les universités également diffusent les percées réalisées par leurs chercheurs, notamment par l'intermédiaire de leurs sites Web. Nous vous invitons à visiter ces sites pour en avoir un aperçu (voir la section Pour en savoir plus de cette page). Voici d'autres exemples de découvertes récentes.
Percées réalisées dans les centres soutenus par le FRQS -Du laboratoire au patient : 15 percées réalisées dans nos centres de recherche (dossier publié dans la revue Recherche en santé, no 41, novembre 2008) - Version PDF [9 795 Ko, 14 p.] -Pleins feux sur les centres de recherche : percées scientifiques récentes (dossier publié dans la revue Recherche en santé no 23, juin 2000) - Version PDF [460 Ko, 22 p.]
Palmarès annuel des découvertes de Québec Science liées à la santé Chaque année, pour le compte du magazine Québec Science, un jury sélectionne dix découvertes marquantes parmi celles réalisées dans les universités et les institutions scientifiques du Québec, entre novembre et octobre. Avant d’être retenues, ces découvertes doivent avoir fait l'objet d'une publication dans une revue scientifique de référence. Voici une liste de ces plus récentes découvertes liées à la santé.
2011
2010
2009
2008
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